Egalité et Réconciliation
https://www.ictthatmakesthedifference.eu/
 

Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

 

 

Bigeard, sur E&R :

 






Alerter

20 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

Suivre les commentaires sur cet article

  • #2980705
    Le 23 juin à 20:53 par Roland de Roncevaux
    Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

    Bigeard a fini chez Giscard il me semble... (ou bien est-ce-que je confonds ?)... un sacré soldat, mais un naïf politique (comme beaucoup de militaires d’ailleurs).

    En tous cas, c’est bien d’entretenir sa mémoire... il était sympathique et courageux.

     

    Répondre à ce message

  • #2980710
    Le 23 juin à 20:55 par misericordieux
    Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

    Très grand guerrier issu du peuple bien qu’il n’ait pas été le seul dans sa génération (Trinquier, Jeanpierre, Chateau-Jobert, etc), idôle des paras... mais aussi communicant habile et politicien soumis au système qui a habilement évité d’être mêlé aux "évènements" d’Algérie en se faisant muter opportunément en Centrafrique à la fin des années 50, et qui a refusé de se rapprocher des députés du FN de Jean-Marie Le Pen (dont plusieurs étaient pourtant d’anciens officiers de paras comme lui) dans les années 80, leur préférant Giscard et Simone Veil... Dans cet entretien avec Jacques Chancel, derrière la gouaille, on sent l’habilité et la prudence du type qui veille à ne pas faire détruire sa légende en se mettant le pouvoir à dos.
    Cependant, pour la jeunesse, je conseille la lecture de la première partie de sa biographie qui relate ses aventures extraordinaires rendues possibles par sa santé de fer, sa malignité et son courage extraordinaire "Pour une parcelle de gloire".

     

    Répondre à ce message

    • #2981210
      Le 24 juin à 15:17 par Frelon
      Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

      Erreur, il n’a pas évité l’Algérie, mon père était avec lui et son commando de vietminh" (Blida/ Beni Messous) de 58 à 61.

       
  • #2980725
    Le 23 juin à 21:11 par misericordieux
    Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

    A son époque Bigeard a été Aurioliste, Mendesiste, Gaulliste, Giscardien, collègue ministériel et parlementaire de Simone Veil, aujourd’hui ne vous y trompez pas, en bon soldat discipliné et aussi carriériste (malgré ses mérites de combattant infiniment supérieurs à ceux des mythos des opex d’aujourd’hui qui confondent l’intensité des combats du Dombass avec celle du Mali), il aurait été Macroniste aux côtés de Pap Ndiaye et au garde à vous devant Jean-Michel T. comme ses consternants successeurs Burkhard and co !

     

    Répondre à ce message

    • #2980807
      Le 24 juin à 00:58 par Sedetiam
      Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

      Ce n’est pas faux pour l’aspect politique des choses, mais ça l’est complètement pour les Opex car quelle que soit l’intensité du combat, quelle que soit l’opération, vous risquez d’en prendre une.
      Et voilà qui synthétise la poussière du terrain et des décombres dans l’arrière-bouche, sensation et goût que vous n’oubliez guère.
      Désormais, même le moindre Gilet jaune sait qu’il peut perdre un œil, la main, la vie...
      Cela vaut pour tout type de combattant : quel que soit le mode opérationnel ; et cela va de la baffe dans le cornet qui met les tympans en drapeau jusqu’au drone qui vous vaporise vos toilettes sèches au fond du jardin pour avoir pensé que c’était un labo clandestin. Depuis quand pensent les drones ?

       
    • #2980845
      Le 24 juin à 04:59 par paramesh
      Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

      tout à fait d’accord, militaire sans états d’âmes au service du gouvernement sans se poser de questions. utile avec un gouvernement honnête, ultra dangereux avec un gouvernement traitre à son peuple.

       
    • #2980991
      Le 24 juin à 10:08 par Roissard
      Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

      C’est effectivement vraisemblable.

      D’autres ont fait plus et surtout mieux que lui... en silence.

      Mais c’était un précurseur de la "société du spectacle" qui aurait bien sa place dans le théâtre médiatique de 2022.

       
    • #2981098
      Le 24 juin à 12:19 par misericordieux
      Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

      @Sedetiam

      A vélo aussi tu peux te casser la gueule, et à pied encore tu peux te tordre la cheville en descendant du trottoir... mais cela ne te fera pas bénéficier d’un statut de fonctionnaire qui te protège du chômage, cela ne t’accordera pas la retraite dès 35 ou 40 ans tout en favorisant ta deuxième carrière dans le civil, cela ne multipliera pas ton salaire par 3 simplement parce que tu as passé la frontière nationale plus de 3 jours, etc.

      Depuis 1963, 773 militaires français sont morts en OPEX, soit moins de 16 par an.

      Sur la même période, 25 000 civils sont morts des suites d’accidents du travail en France soit 500 par an, c’est à dire... 350 fois plus ! Ils n’ont reçu ni honneurs, ni médailles, ni reconnaissances officielles. Leurs femmes n’ont pas été recrutées par le ministère de la défense pour compenser, leurs enfants n’ont pas été déclarés pupilles de la Nation, etc.

      Donc je maintiens : les militaires français actuels qui jouent les héros parcequ’ils ont été impliqués dans des OPEX où ils ont participé à mettre en place un régime mafieux au Kosovo, où ils ont bombardé aveuglément des dizaines de milliers de civils Lybiens et où ils se sont battus contre des éleveurs de chèvres armés de pétoires qui les ont d’ailleurs foutu dehors de Centrafrique, d’Afghanistan et du Mali sont des mythos.

      Depuis 4 mois en Ukraine, ceux d’entre eux qui ont cru malin d’aller se battre pour le régime de Kiev se sont littéralement fait décimer par les Russes qui, eux, ne sont pas des éleveurs de chèvres armés de pétoires et dépourvus d’artillerie, d’aviation et de généraux compétents pour les commander.

      D’ailleurs, en parlant de généraux, quand on entend ceux qui, habilités par l’OTAN qu’ils ont servi 40 ans avec une parfaite soumission, défilent sur BFM en enfilant perles sur perles, mensonges sur mensonges, erreurs de jugement sur erreurs de jugement, on se dit, comme Xavier Moreau, que l’armée façonnée par la ripouxblique est vraiment, mais alors vraiment truffée de Gamelins aussi nuls techniquement que corrompus intellectuellement...

       
    • #2981458
      Le 25 juin à 01:04 par cpp
      Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

      La quasi majorité des officiers français ne savent pas pourquoi ils se battent en Indochine. Les simples soldats ne savent rien la cause.
      Tout le monde pensait combattre le communisme mais ils ne connaissent pas la politique. Ils ne savent pas que le communisme a été aidé à y installer pour créer la guerre fratricide. Même Roger Holeindre et Raoul Salan ne savaient pas.

       
  • #2980748
    Le 23 juin à 21:48 par frédéric
    Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

    Quelle bonheur d’entendre cette émission. Maman l’écoutait souvent, je me souviens du générique et de la douce voix de Jacques Chancel qui a bercé mon enfance. France Inter c’était vraiment autre chose qu’aujourd’hui et pas tenu par Dieu sait QUI !

     

    Répondre à ce message

    • #2980950
      Le 24 juin à 08:58 par toto la ciboulette
      Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

      Ma mère écoutait aussi cette émission et il y avait une phrase dans le générique "qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de vous".

      A l’époque j’ai 15 ans et évidemment et stupidement on le trouvait ringard mais sans jamais l’avoir écouté réellement, chaque homme est un univers qui disparait un sacré guerrier, du babtou d’airain, je ne me permettrai pas maintenant à 63 ans de le juger, mais en l’écoutant on comprend qu’il n’ait pas participé au putsch d’Alger.

      Mais ce qui m’a scotché, c’est sa diction et sa pensée, un débit rapide sans aucune pose, c’est à dire son crédo remâché intellectuellement depuis un demi siècle, j’ai pensé à Alain Soral qui a le même, c’est à dire dans l’urgence et sans fioritures et sans approximations lorsqu’il passait encore à la télévision pour déliver son message.

       
  • #2980760
    Le 23 juin à 22:03 par Rachid Paris
    Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

    L’année de ma naîssance.

    C’est bien de transmettre certe parole.

     

    Répondre à ce message

  • #2980776
    Le 23 juin à 22:31 par Rachid Paris
    Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

    Quelle est la musique du générique s’il vous plait ?

    Merci

     

    Répondre à ce message

  • #2980805
    Le 24 juin à 00:49 par Diabolo 888
    Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

    La différence entre un mercenaire et un militaire est la même que celle entre un chien et un loup:les couilles !!!
    Autres temps,autres moeurs,autres types d’hommes...
    Mon grand-oncle paternel l’a bien connu et ce type,en plus de posséder une grande culture et un sens de l’humour digne d’un aristo anglais,était tout sauf le diable pour qui beaucoup aujourd’hui aimeraient le faire passer...

     

    Répondre à ce message

    • #2981106
      Le 24 juin à 12:27 par misericordieux
      Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

      @Diabolo 888

      Vous devez confondre avec Jacques Chazot...

      Bigeard avait du charisme, de la gouaille, le sens du peuple dont il était issu, du courage et un sens du terrain hors paire (comme un bon paysan) mais il ne pratiquait absolument pas l’humour et reconnaissait lui-même être inculte, ne connaissant ni la philosophie, ni la poésie, ni la littérature, ni la peinture, ni la sculpture, ni l’architecture, etc.

       
  • #2980876
    Le 24 juin à 06:32 par Noel Flantier
    Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

    Le dernier grand Français, après Bigeard, la France c est le désert.

    Je me souviens quand j étais à Toul, je passait toujours à coté de sa maison dans l espoir de le croiser.

    Un très grand homme et un immense meneur, un gars de cœur qui répondait à tous ceux qui correspondaient avec lui.

    Reposez en paix mon général.

    Ps c est marrant à 36 min le journaliste évoque le rôle des enfants dans une famille type le premier est l héritier le second deviens militaire et le 3 eme curé ça me rappelle le fameux triptyque laboratores bellatores oratores.

    Enfin merci ER pour ce beau devoir de mémoire.

     

    Répondre à ce message

  • #2981248
    Le 24 juin à 16:22 par Kal
    Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

    Bigeard, un para courageux mais pas téméraire. Il avait pour devise : « En faire peu, bien le faire et le faire savoir ! ».

     

    Répondre à ce message

    • #2981361
      Le 24 juin à 20:26 par misericordieux
      Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

      @ Kal

      Bigeard était un homme, donc un être faillible qui a bien déconné dans la période politicienne de sa vie, mais il ne faut pas exagérer non plus. Bigeard a été un héros militaire authentique et je vous suggère de lire la première partie de ses mémoires (démenties par aucun témoin sérieux) pour comprendre la dimension extraordinaire du guerrier et du chef de guerre qu’il a été. Ce que vous présentez comme sa devise est une pure invention sortie de nulle part. Sa vraie devise personnelle était ’Etre et durer". Il l’a dit, et il l’a fait. Plus ou moins bien à partir de 1959 mais il l’a fait.

       
  • #2981349
    Le 24 juin à 20:06 par chasseur de cons
    Le général Bigeard dans Radioscopie (1974)

    Par sa personnalité et ses talents de guerrier, plus fort et plus rare, de chef de guerriers, Bigeard était un homme impressionnant pour la jeunesse de son temps. Et il m’a impressionné au point de devenir para moi-même pour lui ressembler, lui et quelques autres de sa génération.

    Mais aujourd’hui, quand on fait tranquillement le bilan de sa vie de héros issu du peuple, on s’aperçoit qu’il n’a jamais échappé au mouvement profond de l’histoire, celui de la destruction de la civilisation occidentale et de la destruction de la France, son pilier, phénomène qu’il n’a d’ailleurs jamais compris par manque de connaissances historiques sérieuses et par manque de réflexion aboutie :

    1) Sur le plan militaire, il a fait près de 20 ans de guerre, 20 ans de guerres perdues.
    La première contre les américains et leur Etat profond définitivement envahisseurs de l’Europe à partir de 1944 alors qu’il pensait, lui, avoir vaincu les allemands désignés comme ses ennemis, alors qu’ils étaient en réalité ses frères germains à lui le lorrain...
    La deuxième en Indochine où les américains ont refusé d’aider matériellement la France.
    La troisième en Algérie où lui et ses camarades avaient aisément gagné sur le terrain mais ont finalement été trahis par de Gaulle.

    2) Sur le plan politique où il s’est engagé en 1975 aux côté de Giscard quelques jours après la loi Veil qui ne lui a jamais posé aucun problème de conscience ! Giscard et Veil, deux personnages auxquels il est resté fidèle jusqu’à son dernier souffle... Par ignorance, et par intérêt personnel aussi, il faut le dire. Car "Bruno’, son indicatif militaire, était aussi un orgueilleux de première classe très, très soucieux de sa légende. Pauvre de lui naïf parmi les naïfs, ses dernières volontés de voir ses cendres larguées au dessus de Dien Bien Phu pour rejoindre ses camarades morts là-bas en 1954 n’ont pas été respectées par ses "amis" politiques et elles sont piteusement restées à quai à Fréjus où elles sont scellées à jamais...

    3) Sur le plan personnel où il n’a pas eu de descendance durable puisque sa fille n’a jamais accouchée d’enfants. Bigeard et son héritage génétique se sont donc définitivement arrêtés à sa mort, une erreur que ne commettent évidemment jamais les maîtres de ce monde qui ont le sens, eux, de la dynastie.

     

    Répondre à ce message