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Second tour des législatives : majorité relative pour Macron, Mélenchon ne sera pas Premier ministre

 

Que retenir des premières estimations du second tour des législatives ?

 

- Environ 50 % d’abstentions

- Majorité relative pour Ensemble ! d’Emmanuel Macron, qui perd quelques figures comme les ministres Amélie de Montchalin, Justine Benin et Brigitte Bourguignon (qui devraient donc démissionner) ainsi que certains « proches » du Président, comme Christophe Castaner et Richard Ferrand

- Jean-Luc Mélenchon échoue à imposer une cohabitation à Emmanuel Macron ; la NUPES devient malgré tout la première force d’opposition

- Score historique pour le RN qui va pouvoir constituer un groupe parlementaire conséquent

- Échec total pour Reconquête d’Éric Zemmour (0 député)

 

 

La réaction de Jean-Luc Mélenchon :

« Aucune majorité ne se présente. La France s’est exprimée et il faut le dire insuffisamment, le niveau de l’abstention est encore beaucoup trop haut, ce qui veut dire qu’une grande partie de la France ne sait pas vers qui se tourner tant et si bien que les trois blocs sont à des niveaux similaires. Mais c’est l’échec de la macronie, l’échec moral de ceux qui donnaient des leçons à tout le monde. Ils ont renforcé les rangs du RN. Les donneurs de leçon de la macronie ont été incapables de donner une consigne claire dans 52 cas, ce qui les disqualifie dorénavant à faire des leçons de morale pour qui que ce soit. Quel bon débarras d’avoir vu après Jean-Michel Blanquer éliminé dès le premier tour, voir éjecter l’éborgneur Castaner et l’injurieuse Montchalin. Je change de poste de combat mais mon engagement est et demeurera jusqu’à mon dernier souffle dans le premier de vos rangs si vous le voulez bien. Demain vous vous réveillerez peut-être avec une majorité de la Nupes ou avec la Nupes en première force politique. »

La réaction de Marine Le Pen :

« Le peuple a décidé d’envoyer un très puissant groupe parlementaire de députés du Rassemblement national à l’assemblée. Ce groupe sera de loin le plus nombreux de l’histoire de notre famille politique. Cette confiance nous oblige, nous avons atteint nos objectifs : celui de faire d’Emmanuel Macron un président minoritaire, sans contrôle du pouvoir. Celui de poursuivre la recomposition politique indispensable au ressourcement démocratique. Et celui de constituer un groupe d’opposition déterminant face aux déconstructeurs d’en haut, les macronistes, et d’en bas, la Nupes. Nous incarnerons une opposition ferme mais respectueuse des institutions. J’appelle tous les Français à nous rejoindre dans cette aventure exaltante qui s’appelle la France. Nous nous battons pour la France et la République ! »

La réaction d’Élisabeth Borne :

Jamais l’Assemblée nationale n’a connu une telle configuration sous la Ve république. Cette situation constitue un risque pour nôtre pays, au vu des risques que nous avons à affronter tant au niveau national qu’international. Ce vote nous devons le respecter et en tirer les conséquences, nous devons en assumer une responsabilité particulière. Nous travaillerons dès demain à construire une majorité d’action. Il n’y a pas d’alternative pour conduire le pays et faire les réformes nécessaires. Les Français nous appellent à nous rassembler pour le pays. Dès cet été nous voulons prendre des mesures fortes et concrètes pour le pouvoir d’achat, nous voulons continuer à vous protéger. »

La réaction de Gabriel Attal :

« Il faut être prudent, mais je ne vais pas me cacher derrière mon petit doigt, c’est moins ce qu’on espérait. Les Français ne nous ont pas donné de majorité absolue. C’est une situation inédite qui va nous imposer de dépasser nos certitudes, nos clivages. »

La réaction de Clémentine Autain :

« C’est une percée incroyable de la gauche, qui constitue une validation de la stratégie portée par Mélenchon. »

La réaction de Jordan Bardella :

« C’est un tsunami. Je veux dire un immense merci aux Français qui se sont mobilisés et qui ont permis une vague bleu marine. On commence le travail dès demain matin. Le président est minoritaire, c’est son mépris et son impuissance qui l’a fait président minoritaire. C’est une très belle percée »

La réaction d’Éric Dupond-Moretti :

« Nous avons la première place, mais une première place décevante, et nous n’aurons pas la majorité absolue. Nous serons dans une forme d’ouverture et de souplesse. On a déjà trouvé quelques accords entre nous. »

La réaction de Gérald Darmanin :

« M. Mélenchon a perdu son pari. Le Rassemblement national a fait un très gros score. C’est, je crois, le gagnant entre M. Mélenchon et Mme Le Pen. »

La réaction de Rachida Dati :

« Il y a trois faits politiques : un échec cuisant de ce gouvernement. Même Mitterrand en 1988 n’arrive pas à ce stade. C’est l’échec de sa stratégie. Quand je vois comment Mme Borne est élue, c’est un échec aussi. Il va devoir en tirer les conséquences et changer de Premier ministre. LR sera un bloc décisif. La gauche représente à peine 25 % dans le pays, et cette Nupes va nous imposer des débats que les Français ne veulent pas. C’est aussi la première fois que le Rassemblement national va être groupe d’opposition. »

La réaction de Jean-François Copé :

« Depuis des semaines, je répète qu’un pacte de gouvernement est vital entre Macron et LR afin de lutter contre la montée des extrêmes. Sécurité, dépenses publiques, laïcité, réforme de l’État, il appartient aujourd’hui à la droite républicaine de sauver le pays. Chacun est maintenant placé devant ses responsabilités à la sortie de ce désastre électoral pour le président de la République. »

La réaction de Sandrine Rousseau :

« Si Damien Abad reste ministre, nous serons plusieurs à faire une opposition comme jamais pour que cette personne n’ait pas de voix légitime à l’intérieur de l’Assemblée nationale. On ne peut pas se contenter d’humilier encore la parole des femmes. Le jour où Damien Abad entrera dans l’Assemblée, il y aura 180 députés de la Nupes qui feront le chahut nécessaire pour qu’on ne puisse pas l’entendre. »

La réaction de Bruno Le Maire :

« Nous sommes face à un choc démocratique en raison d’une très forte poussée du Rassemblement national. Je rappelle, c’est le deuxième message clair de ce soir, il y a une majorité, il y a un groupe majoritaire autour du président de la République qui a été réélu largement. Cette culture du compromis, il faudra que nous l’ayons autour de valeurs, d’idées fortes. »

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